Millions d’enfants subissent la famine au Yémen

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SANA’A, 15 Juin. (SABA) – C’est en raison de la flambée des prix des denrées alimentaires et du carburant que plus de cinq millions d’enfants risquent la mort par la famine au Yémen. Le pays est déchiré par la guerre alors que les prix des denrées alimentaires et du carburant flambent, que toute une génération risque d’être confrontée à la mort et à la « famine à une échelle sans précédent ».

C’est en raison de la flambée des prix des denrées alimentaires et du carburant que plus de cinq millions d’enfants risquent la mort par la famine au Yémen. Le pays est siégé par la sale guerre déclenchée par les pays agresseurs de la coalition (saoudo-émirati-US) à cause de cette agression les prix des denrées alimentaires et du carburant flambent, une génération risque d’être confrontée à la mort et à la « famine à une échelle sans précédent.

A cause de ce conflit
le Pays au bord de la famine, laisse de nombreuses personnes dans l’impossibilité de se procurer de la nourriture et de l’eau.
« Des millions d’enfants ne savent pas quand et si leur prochain repas viendra.

« Cette guerre risque de tuer toute une génération d’enfants yéménites qui font face à de multiples menaces, des bombes à la faim en passant par la violence tout autant que des maladies évitables comme le choléra mais aussi en raison de la flambée des prix des denrées alimentaires et du carburant.

La situation humanitaire déjà catastrophique est exacerbée par la bataille pour le port d’Hodeïda, qui est une bouée de sauvetage.
menaçant de perturber le peu d’aide qui s’infiltre dans le pays où l’agression insiste d’entraver n’importe qu’elle accord mis fin de leur agression à cette ville portuaire.

Située sur la côte de la mer Rouge du Yémen, la ville est contrôlée par les l’armée et les comités populaires et bloquée par l’Arabie saoudite et ses alliés.
Ayant déjà identifié quatre millions d’enfants menacés de famine, les organisations humanitaires ont mis en garde un autre million d’enfants contre la faim.
pourrait maintenant faire face à la famine alors que la bataille d’Hodeïda s’intensifie.

Les bébés étaient trop faibles pour pleurer, leur corps épuisé par la faim.
Les prix des denrées alimentaires dans certaines régions du pays ont doublé en quelques jours seulement, et l’organisation non gouvernementale a déclaré ce qui suit:

Les familles ont dû faire face à des choix impossibles pour payer l’hospitalisation d’un bébé au détriment de l’alimentation du reste de la famille.

Au total, 5,2 millions d’enfants au Yémen risquent aujourd’hui de mourir de faim, selon l’ONG britannique.

Le Programme alimentaire mondial a averti que la nourriture était devenue une « arme de guerre » au Yémen, où les combats, le choléra et la famine ont fait des ravages.

La famine imminente a créé ce que l’ONU appelle la pire crise humanitaire du monde.

Les Nations Unies avaient malheureusement réagi avec mépris et indifférence à l’initiative d’Hodeïda.

L’économie et la population du pays, qui compte plus de 25 millions d’habitants, dépendent presque entièrement des ressources importées par les ONG.

L’envoyé de l’ONU au Yémen, Martin Griffiths, s’est rendu à Sana’a après de plusieurs visites au Yémen visant à redémarrer les opérations des
négociations entre les deux parties.

Près de 10 000 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées depuis l’intervention de la coalition d’agression dirigée par les Saoudiens dans le conflit au Yémen, en 2015.

les petits boulots des enfants de la guerre au Yémen
Des millions d’enfants luttent chaque jour pour rester à l’école et aider leurs familles au Yémen où la guerre a mis à genoux le pays mais l’agression a toujours les enfants et les civiles le plus récemment la massacre commis à l’école d’al-Raie à Sana’a, qui a conduit à la mort de 13 enfants et plus de 90 blessés.

Pieds nus dans une chemise à rayures bleues, Amer Abdu se rend à pied de l’école à un cimetière de la capitale yéménite Sanaa où il passe les heures suivantes à travailler pour la survie de sa famille.
L’adolescent de 13 ans se fraie un chemin à travers le cimetière où les tombes sont serrées les unes contre les autres et recouvertes des herbes.

Transportant des bidons d’eau sur ses petites épaules, il arrose les plantes et dépoussière les pierres tombales, moyennant de petites sommes versées par les familles des défunts.

Amer fait partie des millions d’enfants qui luttent chaque jour pour rester à l’école et aider leurs familles au Yémen où la guerre a mis à genoux le pays.

Des enfants yéménites transportent des bidons d’eau dans un camp au nord d’Abs, dans la province de Hajja, le 9 mai 2019; (Crédit : ESSA AHMED / AFP)
Le conflit s’est aggravé quand l’Arabie saoudite et ses alliés sont intervenus le 26 mars 2015 pour soutenir le président Abd Rabbo Mansour Hadi face à des rebelles du Nord, liés à l’Iran et toujours maîtres de la capitale.
La guerre a provoqué la pire crise humanitaire en cours dans le monde, selon l’ONU.

La guerre au Yémen est un « test » que l’humanité « échoue lamentablement »

Des civils gravement blessés, voire tués. Jusqu’à 15 millions d’autres victimes suite une agression criminelle et arbitraire et un siège injuste imposée sur le Yemen depuis le déclenchement de la guerre contre le Yémen en 2015.

Selon l’UNICEF, environ 360 000 enfants souffrent de malnutrition sévère, et environ la moitié des jeunes de moins de 5 ans, soit 2,5 millions de personnes, ont vu leur croissance être entravée par les conditions liées au conflit. Plus de deux millions d’enfants ont aussi été retirés de l’école. « En gros, tous les systèmes dont les enfants et les familles ont besoin sont dysfonctionnels. »
Redéploiement unilatéral à Hodeïda

L’armée et les comités populaires ont confirmé qu’ils allaient procéder à un redéploiement unilatéral dans trois ports de l’ouest du pays, conformément à l’accord conclue en Suède en décembre 2018.
De son côté, l’envoyé spécial pour le Yémen, Martin Griffiths, s’est félicité du retrait des forces armées de Sana’a des ports de la région d’Hodeïda, qui sont essentiels à la distribution de l’aide humanitaire.
Selon lui, ce retrait permettra à l’ONU d’apporter son aide pour la gestion et l’inspection de ces trois ports de la mer Rouge. Il a indiqué que l’ONU était également prête à contribuer à améliorer la productivité et l’efficacité du port d’Hodeïda.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) va envoyer des équipes pour installer des feux de navigation afin d’aider les navires à amarrer en toute sécurité, pour réparer la tour de contrôle et les clôtures; pour améliorer les postes d’amarrage; et pour déminer le périmètre extérieur du site portuaire. De plus, plus de 4000 personnes à Hodeïda seront employées dans le cadre de programmes de travaux publics.
En plus des centaines de milliers d’enfants mal nourris et des millions d’autres qui souffrent des impacts de la guerre, quelque 10 millions de Yéménites sont toujours dépendants de l’aide alimentaire d’urgence, et ce peu importe leur âge.

Imad Taher

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