Le Yémen menace de frapper des dizaines de cibles à Dubaï et Abou Dhabi

SANA’A, 19 Sept. (Saba) – Les forces yéménites (armée + comités populaires) ont menacé, le mercredi 18 septembre, de frapper « des dizaines de cibles » aux Emirats arabes unis, l’un des piliers de la coalition militaire que dirige l’Arabie saoudite contre le Yémen.

« Nous annonçons (…) que nous avons des dizaines de cibles aux Emirats arabes unis, dont Abou Dhabi et Dubaï, et qu’elles peuvent être ciblées à tout moment », a déclaré le porte-parole des forces yéménites, le général Yehya Sarii.

« Si vous voulez la paix et la sécurité pour vos installations et pour vos tours de verre qui ne peuvent résister à un drone, alors laissez le Yémen tranquille », a affirmé M.Sarii.

« Au régime émirati, nous disons qu’une seule opération (des forces yéménites) vous coûtera cher », a dit le porte-parole lors d’une conférence de presse à Sanaa.

« Capacité de dissuasion 2 »

S’agissant des attaques aux drones, qui ont frappé le 14 septembre, les installations pétrolières saoudiennes, le général Sarii a qualifié cette opération de « capacité de dissuasion 2 ».

« Nos forces sont capables de fabriquer et de produire des drones dans les plus brefs délais », a-t-il affirmé.

« Les frappes rapides sur les installations pétrolières d’Aramco ont été menées après une collecte d’informations minutieuse », a déclaré le général yéménite.

Réagissant aux déclarations du ministre saoudien de l’Énergie concernant le retour à une production de pétrole normale en Arabie saoudite, il a déclaré que « les dégâts causés à Aramco sont bien plus importants que ne le disent les autorités saoudiennes ».

Il a rapidement fait remarquer que l’opération « capacité de dissuasion 2 » avait été menée à l’aide de 10 drones.

« Les nouveaux drones yéménites sont capables de transporter quatre roquettes équipées d’ogives à fragmentation », a-t-il souligné.

Il a de nouveau averti les agresseurs du Yémen, et en particulier l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. « Nous n’hésiterons pas à réagir rapidement à l’agression de l’ennemi ».

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